FROM INDONESIA WITH LOVE (part 2)


C’était la seconde fois que Guillaume allait en Indonésie, moi en revanche c’était la première fois que je partais aussi loin de la maison. J’étais tellement contente d’y aller, j’ai pas réussi à fermer l’oeil de la nuit. Lorsque nous sommes arrivés, je pensais que j’aurai été beaucoup plus surprise, mais ce n’était finalement qu’un aéroport comme un autre. Il faisait chaud et humide, mais je m’étais préparée psychologiquement à pire. A notre arrivée nous avons été accueillis par Roykhan et Agyl qui nous ont conduit jusqu’à la maison d’Agyl et de Beno. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons rencontré toute leur famille, ils ont été absolument adorable et ont pris soin de nous. Nous avons décidé d’inviter un de nos amis Roykhan a venir avec nous pendant notre roadtrip, afin que notre voyage soit plus simple.

Après un courte nuit de sommeil, réveillés à 4h car l’appel à la prière a réveillé tout les cos du voisinage et ils chantent de 4h à 14h non stop. Du coup on s’est levé et avons décidé de nous balader dans notre nouveau quartier.

Tous les gens dans les rues, nous saluaient, venaient nous parler, ils étaient très surpris de nous voir et étaient très avenants. Etant donné que j’ai toujours été très maladroite, il n’aura pas fallu 5 min pour qu’en faisant une photo d’une ruelle, je tombe dans un caniveau rempli de déchet, d’environ un mètre de profondeur, par chance je n’ai eu qu’un énorme bleu sur la jambe, ça aurait pu être pire… mais comme vous pouvez le constater la photo que j’ai prise ne valait absolument pas le coup que je tombe dans un caniveau en la prenant…

Après avoir passé l’après-midi avec nos amis de Jakarta, nous avons décidé de prendre la route pendant la nuit. Le départ fut difficile, seulement quelques heures passées avec notre nouvelle famille, j’avais déjà les larmes aux yeux en les quittant et je savais qu’ils allaient me manquer pour toujours. Nous aurions du mettre 8h pour rejoindre Magelang, mais c’était sans compter sur la mauvaise circulation. Nous avons finalement mis 15h à arriver, après quelques arrêts pour faire des photos des rizières et de la nature verdoyante.

A notre arrivée, j’ai enfin pu rencontrer Kuncung, qui nous a mené jusqu’à la maison de Farid et Linda. J’étais tellement contente et impatiente d’enfin rencontrer ces gens dont Guillaume m’avait tellement parlé. Farid et Linda nous avez préparé toutes une visite du coin (Borobudur, le temple, la ville, un volcan). Ils nous ont aussi fait découvrir leur spécialité culinaire et nous ont appris de nombreuse chose sur leur culture. Nous avons donc découvert le centre de Magelang et avons assisté à la répétition des enfants de l’école, pour leur spectacle de musique traditionnelle.

Guillaume est allé à la mosquée le vendredi (journée spéciale pour les hommes musulmans), première fois de sa vie qu’il rentrait dans une mosquée. Les indonésiens sont vraiment des gens qui aiment le partage et qui prennent beaucoup de plaisir à nous faire découvrir les différents aspects de leurs vies, cultures et croyances, ce qui est extraordinaire pour deux néophytes athées comme nous. Grâce aux indonésiens nous avons pu constater qu’il était possible de vivre ensemble malgré nos différences, culturelles et religieuses.

Farid et Linda nous ont montré les meilleurs spots alentours, nous sommes allé visiter un endroit ou ils fabriquent du café de civette. La civette torréfié la graine en la mangeant et elle est récupérée dans leurs excréments, réduit en poudre et vous obtenez le café le plus cher du monde. Au début je me suis dit qu’il était hors de question que je goutte ce truc, mais bon finalement je me suis dis que j’aurai essayé, c’est vraiment le café le meilleur que j’ai gouté, si on met de côté le processus d’obtention et l’exploitation animale.

Dans le village il a de nombreux temples, des petits jardins et des sculptures que nous avons visité avant de nous rendre au temple de Borobudur, qui est le plus grand temple d’Indonésie.

Ce temple est orné de milliers de sculpture et bas-reliefs, racontant l’histoire du Bouddha et du l’origine du bouddhisme.

Notre timing était serré, nous avons donc décidé de prendre la route de nouveau, en direction Kawah Ijen. Nous sommes arrivé la bas aux alentours de 4h du mat, pour voir le levé de soleil sur le volcan. La montée de nuit de la montagne était très dure, nous sommes finalement arrivé en haut de la montagne après une heure de marche, pile à temps pour voir le soleil, c’était magnifique. Même si cela n’est pas recommencé nous avons décidé de descendre dans le cratère. Nous avions vu en France un documentaire très touchant sur les travailleurs du cratère, il fallait qu’on y aille. Chaque jour ces travailleurs creusent à l’intérieur du cratère pour récolter le souffre, tous les jours ils mettent leurs vies en danger, pour leurs familles. Le cratère est particulièrement dangereux, à cause des fumées toxiques qui brulent les poumons. Par chance nous avions des masques, mais presque aucun de ces travailleurs n’en possèdent un.

L’un d’entre eux nous a aidé a descendre dans le cratère et nous a montré en quoi consistait son travail, nous étions choqués, c’est probablement un des métier les plus dangereux au monde et tout ces travailleurs sont très complices, s’entraident et font attention les uns aux autres et ils continuent à sourire même lorsque c’est insoutenable. Ce qui nous a rendu le plus inconfortable c’est le comportement des touristes, qui traitaient ces travailleurs comme des singes en cage, prenant leur photo sans leur accord, se prenant en selfie à en plein milieu du passage, ce qui rendait encore plus difficile pour ses travailleurs de porter les 90kg de souffre sur leurs épaules en toute sécurité. Imaginez -vous, ça nous a pris plus d’une heure à monter jusque là montagne avec seulement 10 kg sur le dos et ça nous a pris une heure de plus pour descendre dans le cratère par un chemin dangereux qui manquait de s’effondrer à tout moment. Les travailleurs font ça deux fois par jours chaque jour de leurs vies, ils n’ont aucun jours de repos, pas de temps pour voir leurs familles, ils vivent dans un abris, dans le cratère… et je ne vous parle même pas du risque d’incendie and la fumée toxique. Voir ces travailleurs qui ont quand même pris le temps de nous aider, de nous parler et d’être gentil avec nous, m’a vraiment brisé le coeur, surtout devant l’indifférence des touristes.

Après toutes ces émotions, nous avons continué notre chemin en direction du ferry, pour rejoindre Bali. Une fois arrivée nous avons roulé jusque Kota Beach, ou Yoga et son père nous attendaient, nous sommes resté dans leur maison pour la nuit. Nous avons même rejoins des amis français en vacance sur Bali pour aller faire un tour sur les belles plages et dans un temple en haut d’une falaise.

Le jour suivant nous avons conduit à travers Bali et pris le ferry pour Lombok, après un bref passage sur Lombok, nous avons laissé la voiture au parking afin de rejoindre l’île de Gili, nous avons pris un petit bateau accompagnés de 50 indonésiens, les vagues étaient tellement forte qu’elles tapaient violemment sur la coque du bateau, j’ai cru qu’on allait mourir noyé. L’île de Gili est vraiment différente de tout ce qu’on a pu voir en Indonésie, il y a beaucoup de touriste, de clubs, de bar sur toute la côte de l’île et au centre vivent les locaux, encerclés par toute la folie touristique. Nous avons décidé de rester deux jours sur Gili pour faire du snorkeling et découvrir la barrière de corail, nager avec les poissons et les tortues. C’est d’ailleurs a cette occasion qu’en évaluant mal la distance entre moi et le corail j’ai fini par me cracher et m’ouvrir le ventre sur du corail en bonne maladroite que je suis. 

Nous ne sommes pas resté plus longtemps car mise à part le monde marin, il n’y avait pas grand chose à voir sur cette île et nous n’étions pas dans l’optique de vacance/plage/club. Nous sommes donc retourné sur Lombok et avons fait le chemin inverse en direction du ferry pour Bali. En arrivant sur Bali nous avons assisté à la cérémonie traditionnelle à Goa Lawah.

Tous les habitants étaient habillés dans leurs costumes traditionnaux hindou et faisaient des offrandes à la mer, tout en chantant et jouant de la musique. Nous étions les seuls touristes aux alentours, nous n’avons eu qu’à porter un Sarong pour participer et vivre cette expérience avec eux. Nous en avons donc profiter pour faire des photos et des vidéos de ce spectacle extraordinaire, nous avons pu parler avec les gens, en apprendre plus sur leurs coutumes.  Après la cérémonie tout le monde s’est dirigé vers le temple pour faire y déposer des offrandes, il y avait des fleurs partout. De retour chez Yoga pour dormir une nuit à Kota beach et visiter d’autres temples. Après une bonne nuit de sommeil, nous nous sommes dit au revoir. Comme à chaque fois ce fut très dur de partir, nous avons rencontré tellement de gens extraordinaire c’est un véritable déchirement chaque fois que nous partons.

Nous avons pris la direction de chez Farid, nous y sommes resté plus longtemps, passer du temps avec lui et sa famille et assister au mariage du frère de Farid.

Linda nous a beaucoup parlé de sa ville natale, Pacitan, nous y sommes donc tous parti. C’était vraiment très beau, beaucoup de plage, de cascade, nous avons mangé la spécialité culinaire locale le Sate Tahu, fait à base de tofu frit, de tapioca et c’est particulièrement bon.

Avant qu’il soit l’heure de repartir pour Jakarta, nous avons eu le privilège de fabriquer notre propre Batik dans un atelier, ce qui ne fut pas facile, ce travail nécessite beaucoup de patience et d’adresse, car la plupart des dessins sont fait à la main. C’est très enrichissant de voir comment certain atelier conserve leurs traditions de fabrication et la spiritualité qui accompagne cette fabrication.

Le jour suivant nous sommes retourné là ou notre road trip a commencé, la maison de Beno, à Jakarta, ou nous avons découvert quelques autres de ses secrets. Lors de notre dernière nuit en indonésie, nous avons entendu parlé de la légende d’une pierre, capable de vous donner de la force rien qu’en se lavant les mains avec. Nous avons désigné le plus costaud du tas pour l’expérience (Guillaume), il était assis sur une chaise et nous devient à l’aide seulement de deux doigts le soulever, nous étions quatre assigné aux genoux et aux aisselles, évidemment nous n’avons pu le soulever d’un pouce. Après que nous nous sommes tous lavé les mains avec cette pierre, nous avons retenté l’expérience et Guillaume a décollé d’un mètre, nous n’en revenions pas. Nous nous sommes ensuite posé tous ensemble pour déguster l’alcool local, qui a le gout de martini. Arrivait la dernière journée, la plus dure de toutes les journées… le jour ou j’allais dire au revoir à Roykhan, avec un câlin et la promesse de se revoir bientôt.

J’aimerai remercier tous mes amis d’Indonésie et leur famille, d’avoir été aussi gentils avec nous, d’avoir pris soin de nous comme si nous étions de leur famille. J’espère que nous nous reverrons bientôt. Merci Agil, Beno, David, Shinta, Upik, Alea, Dinda, Bagol, Ateng, Ganto, Nunung, Keke, Farid, Linda, Acha, Ichi, Ocha, Sugiyono and Mrs Sugiyono, Bagus, Yoga, Yoga’s father, Kuncung, Diah, Mbah Samid, Martin, Bangor et tous ceux que j’ai rencontré pour leur hospitalité et leur amitié. Le plus grand des merci à Roy, mon meilleur ami d’Indonésie, merci pour le fun, les rires et les pleures, merci de nous avoir fait découvrir qui tu étais et merci d’être un aussi bon gars.

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